Publié le 21 Octobre 2025

La qualité de l’air intérieur représente désormais un enjeu de santé publique majeur. Partant de ce constat, le Cerema poursuit ses travaux pour développer une méthode d’évaluation et d’amélioration durable de l’air dans les bâtiments. Notamment les bâtiments publics. L’objectif est ainsi d’allier bien-être des occupants, performance énergétique et réduction des polluants présents dans l’air que nous respirons chaque jour.
Une démarche fondée sur l’observation et la mesure
Le protocole mis en place par le Cerema repose sur un suivi précis des paramètres de confort. Il étudie ainsi la température, l'humidité et le taux de dioxyde de carbone. Ou encore le niveau de ventilation. Ces résultats sont ensuite croisés avec les usages réels des locaux et les caractéristiques techniques du bâti. Cette approche permet alors d’identifier les sources de pollution. Liées à l’état du bâtiment ou à son exploitation quotidienne. L’analyse de terrain, menée en lien avec les gestionnaires, complète alors ce travail. Elle apporte en effet une vision concrète du fonctionnement des lieux.
Des résultats utiles à la prévention et à la décision
Les premiers retours montrent qu’il est souvent possible d’améliorer la qualité de l’air intérieur sans recourir à de lourds travaux. Une maintenance régulière des systèmes de ventilation, l’aération raisonnée des pièces ou encore le choix de produits à faible émission chimique figurent parmi les actions les plus efficaces. Ces solutions, simples à mettre en œuvre, peuvent alors s'intégrer dans les plans de gestion et d’entretien des bâtiments publics ou scolaires.
Un modèle reproductible à grande échelle
Cette méthodologie vise à devenir une référence pour les collectivités. Mais aussi pour les acteurs du bâtiment. En associant expertise scientifique, évaluation de terrain et accompagnement technique, le Cerema ouvre ainsi la voie à une politique plus cohérente. Axée sur la prévention des risques liés à la pollution intérieure. Cette démarche illustrerait alors la complémentarité entre santé publique et transition environnementale